ME and MY complexes !

Ado, il y a ce moment très gênant, nous en avons déjà parlé ici, où l’on se retrouve la dernière à être choisie pour faire partie d’une équipe en Education Physique et Sportive. Si on ajoute à ça cet autre moment tout aussi gênant où l’on doit passer au tableau et offrir à toute la classe ce corps que l’on a encore du mal à apprivoiser et qui nous complexe tellement, on se rend compte que l’adolescence est définitivement une période formidable… C’est d’ailleurs souvent à cette époque que naissent les premiers complexes, à partir d’un événement, d’une remarque, d’une moquerie.

Une prof de gym qui te dit de soulever tes grosses fesses et tu passes le reste de ta vie à les cacher sous un pull trop long, un camarade qui te fait un clin d’œil bien appuyé pendant la tirade de Cyrano et tu passes 10 ans à économiser pour offrir ton nez au premier bistouri qui passe, un surnom de « Dumbo » donné au hasard d’une récréation (pour les oreilles hein pas pour la trompe !) et te voilà parti(e) pour des années de psychanalyse !

Les maux naissent des mots…

Ce qui prend racine dans ces périodes de construction est souvent difficile à déterrer.

Vous vous en doutez sans doute compte tenu de mon amour du sport, mais la prof de gym qui dit de soulever les grosses fesses, c’est à moi qu’elle s’adresse.

Je devais avoir 13 ans, toute la classe, garçons et filles (oui je vous arrête, je suis vieille mais c’était quand même mixte !!!) était assise par terre en cercle, et moi, seule debout, au milieu je n’arrivais pas à grimper à cette putain de corde à nœuds. Et la lame tranchante est arrivée de cette adulte responsable : « Lève ton gros cul ! ». Oui, ce n’était pas que « Et tu chantes, chantes, chantes ce refrain qui te plait » les années 80, c’était aussi de drôles de méthodes d’éducation. Bref. 30 ans que ce refrain (celui de ma prof pas celui de Début de soirée, c’est cadeau au fait pour l’avoir dans la tête toute la journée !) me trotte dans la tête. 30 ans à me cacher derrière des pulls, 30 ans à marcher le dos collé le long des murs en soirée, 30 ans à voir ces mots dans mon miroir. C’est cher payé.

Avec le temps c’est vrai, les choses se tassent, on apprend à se regarder différemment, on apprend à s’aimer, à faire preuve d’un peu d’auto bienveillance, mais que de temps perdu à se faire du mal.

J’entendais récemment le philosophe Frédéric Lenoir dire que pour réussir sa vie, il est essentiel de se connaitre, j’adhère à 100% à cette idée, et j’ajouterais aussi de s’aimer tel(le) que l’on est.

« Il faut encore porter en soi un chaospour pouvoir mettre au monde une étoile dansante » Nietzsche

Depuis un moment déjà, j’ai banni certaines pièces de ma garde robe, je sais d’un coup d’œil circulaire (limite bionique !!!) ce qui va m’aller quand je rentre dans un magasin. Pour chaque silhouette les vêtements sont différents et heureusement l’offre est grande aujourd’hui, pour notre plus grand plaisir ! Sachez Madame Born… que mon gros cul et moi même arrivons à trouver robes et pantalons qui nous vont à merveille. Bisous bisous !

A ce sujet, j’ai découvert récemment « Habillez moi », une marque, un concept qui tente de réconcilier les femmes avec leur image. Habillez moi vous aide à construire votre garde robe et à marier les formes, les matières, les couleurs de façon harmonieuse. Béatrice la créatrice de cette marque « Made in France » pousse même encore le concept un peu plus loin en organisant des évènements, par exemple un after work où les femmes peuvent échanger et avancer ensemble pour casser la figure à ces vilains complexes ! Le prochain a lieu très bientôt, le 23 Novembre dans un bel appartement parisien. Vous y trouverez différents ateliers avec notamment un qui ne me ferait pas de mal : comment marcher sur des talons !!!

C’est rigolo, c’est ludique, c’est un bon moyen de rencontrer de nouvelles têtes et ça coûte beaucoup moins cher qu’une psychanalyse…
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